Maël BOUILLON, doctorant au sein de l'équipe GLIAD du CRCI2NA à Angers

Partagé le 7 novembre 2025 — Publié le 16 janvier 2026 (Mis à jour le 8 avril 2026) —  3 min

Maël BOUILLON, doctorant au sein de l'équipe GLIAD du CRCI2NA à Angers

Témoignage de Maël BOUILLON, Doctorant à l’Université d'Angers.

 

Parlez-nous un peu de vous : votre parcours, votre poste actuel, ce qui vous a amené à la recherche.

 

Je suis actuellement doctorant au sein de l'équipe GLIAD du CRCI2NA à Angers. Mon parcours s’est construit autour d’un fort intérêt pour la compréhension des mécanismes biologiques à l’échelle moléculaire, en particulier ceux impliqués dans le cancer. Après un master orienté vers la neurobiologie cellulaire et moléculaire, je me suis orienté naturellement vers un doctorat. 

 

Ce qui m’a conduit vers la recherche, c’est avant tout la curiosité scientifique et le désir de contribuer à l’avancement des connaissances, notamment dans des domaines où la compréhension des processus fondamentaux peut avoir un impact concret sur la santé.

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Pourquoi avez-vous choisi de travailler sur le glioblastome ?

 

J’ai choisi de travailler sur le glioblastome parce qu’il s’agit d’un cancer particulièrement agressif, pour lequel les options thérapeutiques restent très limitées. Ce qui m’a motivé, c’est cette idée de contribuer à une meilleure compréhension de la maladie afin de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Le glioblastome représente un véritable défi scientifique, mais aussi humain : derrière chaque échantillon et chaque expérience, il y a des patients pour lesquels les solutions manquent encore.

 

Votre recherche, concrètement, c’est quoi ?

 

Au cours de mon doctorat, mon projet visait à étudier des anomalies génétiques encore peu connues : les gènes de fusion. Ces gènes de fusion peuvent initier la tumorigenèse et la progression tumorale. Concrètement, mon travail consistait à étudier de nouveaux gènes de fusion identifiés à partir d'échantillons de patients et à proposer une stratégie thérapeutique visant à cibler spécifiquement ces altérations génétiques.

 

Qu’est-ce qui vous donne de l’espoir pour demain ?

 

Ce qui me donne espoir pour demain est l'effort considérable depuis plusieurs années visant à comprendre cette pathologie complexe ainsi qu'à proposer de nouvelles thérapies. Notre objectif à long terme est de pouvoir proposer aux patients atteints de cette pathologie, la meilleure qualité de vie possible.

 

Avez-vous eu des échanges avec des familles ou des associations comme Des étoiles dans la mer ? Qu’est-ce que cela change dans votre façon de voir votre métier ?

 

Pour moi, le lien avec les patients et les associations est une dimension essentielle de la recherche. Il permet de donner du sens au travail mené au quotidien au laboratoire. Derrière chaque projet, il y a des personnes directement concernées par la maladie. Maintenir ce lien, c’est garder à l’esprit la finalité de la recherche : améliorer la qualité de vie et les perspectives thérapeutiques des patients.

 

Les associations jouent également un rôle crucial en facilitant le dialogue entre chercheurs, cliniciens et patients. Elles contribuent à faire entendre la voix des malades, à orienter les priorités de recherche vers des besoins réels, et à sensibiliser le grand public aux enjeux scientifiques et médicaux.

 

Personnellement, je vois ce lien comme une source de motivation. Il rappelle que la recherche n’est pas une activité isolée, où chaque découverte, même modeste, peut avoir un impact humain concret.

 

Un souvenir marquant ou une anecdote à partager ?

 

Un souvenir marquant de mon doctorat a été ma participation chaque année à la Fête de la science. J’ai particulièrement apprécié pouvoir expliquer mon projet de recherche au grand public et partager la passion qui m’anime pour la biologie et la recherche.

 

Votre “étoile dans la mer” à vous, ce serait quoi ?

 

Mon “étoile dans la mer” serait de parvenir à mieux comprendre les mécanismes de résistance du glioblastome afin d’ouvrir la voie à des traitements réellement efficaces et personnalisés.

Témoignage recueilli le 7 novembre 2025.

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