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Évènements 2026 : 400 000€ reversés à des projets innovants ! (27 juin 2026)

2026 : 400 000€ reversés à des projets innovants !

2026 : 400 000€ reversés à des projets innovants !

Alors que la recherche sur les tumeurs cérébrales reste sous-financée, l’association Des Étoiles dans la Mer a choisi de prendre ses responsabilités et d’agir avec force.


À l’occasion du lancement de notre grande campagne nationale « Ne restez pas Spectateur », nous sommes fiers de traduire nos engagements en actes concrets et massifs.


Grâce à la mobilisation sans faille de nos donateurs, des familles et de nos partenaires, notre association reverse cette année 400 000€ répartis en 16 projets de recherche d'excellence partout en France.


Découvrez les projets qui redonnent de l’espoir.



Axe 1 : Oncologie Pédiatrique & Jeunes Adultes


Projet : PrimMed – Tester les traitements sur mesure pour les enfants

Responsable : Pr Pierre Leblond (Neuro-oncologue pédiatre)


Institution : Centre Léon Bérard, Lyon


Financement : 30 000 €


Le défi : Les tumeurs cérébrales de l'enfant sont rares, complexes et laissent souvent de lourdes séquelles. Il manque de modèles en laboratoire pour tester de nouveaux traitements, surtout pour les formes les plus rares.


La solution : L'équipe a créé un protocole innovant : à partir d'un petit morceau de tumeur retiré lors de la chirurgie, ils analysent le profil de chaque cellule et testent directement l'efficacité de plusieurs médicaments. L'objectif est de guider les médecins vers le meilleur traitement personnalisé en cas de rechute.


Projet: Un simple test sanguin pour suivre les tumeurs impossibles à opérer

Responsable : Dr Samuel Abbou (Médecin-chercheur)


Institution : Gustave Roussy, Paris


Financement : 20 000 €


Le défi : Les tumeurs de la ligne médiane touchent les enfants et jeunes adultes. Situées au cœur du cerveau, elles ne peuvent pas être opérées. De plus, les IRM manquent parfois de précision pour savoir si la tumeur progresse ou si le cerveau réagit simplement aux rayons.


La solution : Le projet étudie le "NfL", une protéine libérée dans le sang lorsque les neurones sont endommagés. En mesurant ce marqueur par une simple prise de sang régulière, les médecins espèrent détecter beaucoup plus tôt si la tumeur progresse ou si le traitement fonctionne.


Projet : GlioCure – Un espoir de médicament contre une tumeur pédiatrique redoutable

Responsable : Claire Lepinoux-Chambaud


Institution : Angers / Entreprise GlioCure


Financement : 30 000 €


Le défi : Le gliome infiltrant du tronc cérébral (GITC) est une tumeur pédiatrique agressive, inopérable et protégée par une barrière naturelle du cerveau (la barrière hémato-encéphalique) qui bloque les médicaments.


La solution : Développer un candidat-médicament "bélier" capable de franchir cette barrière protectrice pour cibler et détruire une protéine (MELK) essentielle à la survie des cellules souches de la tumeur. Le financement permettra d'acheter des cellules spécifiques pour valider ce traitement en laboratoire.



Axe 2 : Gliomes de l'Adulte Jeune (Mutés IDH)


Projet  : Modélisation des trajectoires tumorales et développement d’outils de prédiction de la réponse et du pronostic.


Responsable : Dr Amélie Darlix (Neuro-oncologue)


Institution : Institut du Cancer de Montpellier


Financement : 30 000 €


Le défi : Les gliomes mutés IDH touchent des adultes jeunes actifs. Ces tumeurs évoluent lentement mais sûrement. Les traitements (chimio, radiothérapie) peuvent altérer la mémoire ou l'attention. Il faut donc trouver le traitement le plus juste sans abîmer le quotidien du patient.


La solution : L'équipe a développé une IA capable de mesurer précisément en 3D le volume de la tumeur sur les IRM au fil du temps. Le projet vise à valider cet outil à l'échelle nationale pour prédire à l'avance qui répondra bien à la chimiothérapie, permettant d'alléger ou d'intensifier le traitement selon le profil du patient.


Projet : Percer le secret de la résistance à un nouveau traitement

Responsable : Jean-Philippe Hugnot (Chercheur)


Institution : Institut de Génomique Fonctionnelle (IGF), Montpellier


Financement : 25 000 €


Le défi : Un nouveau médicament prometteur, le vorasidenib, permet de ralentir l'évolution des gliomes IDH chez les adultes jeunes. Malheureusement, certaines tumeurs y deviennent résistantes, sans que l'on comprenne pourquoi.


La solution : En utilisant une banque de cellules tumorales issues de patients, l'équipe va recréer en laboratoire l'évolution de la maladie pour identifier les mécanismes biologiques de cette résistance. Le but est de trouver des indicateurs pour savoir à l'avance si un patient bénéficiera ou non de ce traitement coûteux.



Axe 3 : Vaincre la Résistance des Glioblastomes (Microenvironnement & Immunité)


Projet : Reprogrammer les défenses immunitaires du cerveau

Responsable : Thomas Mathivet (Chargé de recherche INSERM)


Institution : Bordeaux Institute of Oncology (BRIC)


Financement : 30 000 €


Le défi : Le glioblastome est la tumeur cérébrale la plus agressive. Elle réussit à "endormir" et retourner le système immunitaire (les macrophages) à son avantage pour bloquer les attaques des autres cellules défensives (les lymphocytes T).


La solution : Bloquer un signal moléculaire spécifique (l'axe SemA3A) utilisé par la tumeur pour manipuler l'immunité. En désactivant ce signal, les chercheurs espèrent réveiller les défenses du patient et rendre les immunothérapies enfin efficaces.


Projet  : Rendre la tumeur vulnérable aux rayons en bloquant le bouclier TREM2

Responsable : Dr Charlotte Duwat (Chargée de recherche)


Institution : CEA Paris Saclay


Financement : 15 000 €


Le défi : Les glioblastomes récidivent presque toujours car les cellules saines environnantes (la microglie) sont détournées par la tumeur pour l'aider à survivre et à résister à la radiothérapie.


La solution : Utiliser une petite molécule capable de pénétrer dans le cerveau pour bloquer un récepteur appelé "TREM2" situé sur ces cellules détournées. Sans ce récepteur, la tumeur perd son bouclier protecteur et devient beaucoup plus sensible aux traitements de radiothérapie classiques.


Projet : Empêcher les cellules voisines d'aider la tumeur après les rayons

Responsable : Catherine Seva (Directrice de Recherche INSERM)


Institution : INSERM, Toulouse


Financement : 25 000 €


Le défi : La radiothérapie est essentielle contre le glioblastome, mais certaines cellules de soutien de la tumeur (les fibroblastes CAFs) survivent très bien aux rayons. Pire, après avoir été irradiées, elles sécrètent des substances qui rendent les cellules souches du cancer encore plus agressives.


La solution : Analyser précisément ce que sécrètent ces cellules de soutien après la radiothérapie afin de bloquer informatiquement ou biologiquement ces signaux. L'objectif est de couper la communication de crise de la tumeur pour la rendre vulnérable.


Projet  : Créer des "mini-cerveaux" en laboratoire pour tester les thérapies du futur

Responsable : Dr Marc-André Mouthon (Chercheur CEA/INSERM)


Institution : CEA Paris Saclay


Financement : 20 000 €


Le défi : Les immunothérapies de pointe (comme les cellules CAR-T, des cellules du patient modifiées pour tuer le cancer) donnent des résultats décevants dans le cerveau, car la tumeur se cache très bien.


La solution : Recréer en laboratoire des "organoïdes" (des mini-cerveaux artificiels intégrant des vaisseaux et des cellules immunitaires) modifiés pour être compatibles avec n'importe quel traitement. Ce modèle permettra d'observer en direct comment la tumeur se défend et de tester des thérapies CAR-T ultra-personnalisées avant de les donner aux patients.



Axe 4 : Nouvelles Pistes Thérapeutiques & Biologie Moléculaire


Projet : Comparer les tumeurs pour comprendre les survies exceptionnelles

Responsable : Dr Anne Clavreul (Ingénieure biologiste)


Institution : CHU d’Angers


Financement : 30 000 €


Le défi : Moins de 5 % des patients atteints de glioblastome survivent au-delà de 5 ans. On ignore encore pourquoi certains profils répondent de manière exceptionnelle aux traitements alors que d'autres non.


La solution : Étudier et comparer la "carte d'identité énergétique" (le métabolisme) des tumeurs de patients ayant survécu très longtemps par rapport à ceux ayant eu une survie courte. L'idée est de découvrir les failles de la tumeur pour concevoir de nouveaux traitements.


Projet : Utiliser une molécule naturelle pour affamer le glioblastome

Responsable : Hubert Lincet (Enseignant-chercheur)


Institution : Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL)


Financement : 25 000 €


Le défi : Les tumeurs ont besoin d'une quantité d'énergie phénoménale pour grandir. Elles possèdent des "portes d'entrée" cellulaires pour s'approvisionner en carburant.


La solution : Tester l'impact de l'acide lipoïque (une molécule naturelle) pour bloquer ces portes d'entrée énergétiques. Le projet va analyser comment cette molécule perturbe la centrale énergétique de la tumeur (la mitochondrie) et modifie l'accès à son ADN (l'épigénétique) pour stopper sa croissance.


Projet  : GLIO-PIK – Une anomalie visuelle sur l'IRM pour révéler une mutation génétique

Responsable : Dr Alexandre Roux (Neurochirurgien & Maître de Conférences)


Institution : GHU Paris - Hôpital Sainte-Anne / IPNP


Financement : 25 000 €


Le défi : Plus de 20 % des patients avec un glioblastome ont aussi une anomalie bénigne des veines du cerveau (AVD). L'équipe suspecte que ces deux anomalies partagent la même origine : une mutation locale du gène PIK3CA.


La solution : Analyser les tissus des patients pour confirmer cette signature génétique unique localisée dans le cerveau. Si l'hypothèse est bonne, la simple détection de cette anomalie veineuse à l'IRM permettra d'identifier les patients qui pourraient bénéficier d'un traitement ciblé déjà existant pour d'autres cancers.


Projet  : Les nanotechnologies pour doper l'efficacité de la radiothérapie

Responsable : Dr Florian Raes (Post-Doctorant INSERM)


Institution : Laboratoire Radiopharmaceutiques Biocliniques, Grenoble


Financement : 20 000 €


Le défi : Détruire la tumeur du glioblastome par radiothérapie sans abîmer le tissu cérébral sain tout autour.


La solution : Combiner des "nanoscintillateurs" (des nanoparticules injectées qui transforment la radioactivité en lumière destructrice de cellules cancéreuses) avec la Radiothérapie Interne Vectorisée (des médicaments radioactifs qui voyagent directement et uniquement jusqu'à la tumeur). L'effet des rayons est ainsi démultiplié au cœur exact de la tumeur.



Axe 5 : Piste Virale (Le rôle du Cytomégalovirus)


Projet : Le virus CMVH, accélérateur caché du cancer ?

Responsable : Gaëtan Ligat (Maître de Conférences)


Institution : Infinity - Institut Toulousain des Maladies Infectieuses, Toulouse


Financement : 25 000 €


Le défi : Le cytomégalovirus (CMVH) est un virus très commun et dormant chez l'adulte. Étrangement, on le retrouve souvent actif dans les glioblastomes. On soupçonne qu'il augmente l'agressivité de la maladie.


La solution : Analyser des échantillons de tumeurs pour cartographier la présence (active ou dormante) du virus et la comparer avec l'évolution clinique des patients. Le but est de valider si ce virus est un indicateur de l'évolution de la maladie et s'il faut ajouter des traitements antiviraux aux thérapies classiques.


Projet : Bloquer la réplication du virus pour freiner le glioblastome

Responsable : Alexia Damour (Maître de conférences)


Institution : Université de Limoges


Financement : 20 000 €


Le défi : Le cytomégalovirus humain est détecté dans 95 % des gliomes et est suspecté d'alimenter le cancer. Les antiviraux actuels fonctionnent un peu, mais ils sont très toxiques pour le sang ou les reins et créent des résistances.


La solution : Étudier une cible très précise du virus, son "complexe hélicase-primase" (le moteur qui lui permet de se multiplier). L'objectif est de trouver de nouvelles molécules capables de bloquer ce moteur viral directement dans des modèles de tumeurs en 3D, offrant une alternative thérapeutique plus efficace et moins toxique.



Axe 6 : Épidémiologie


Projet : Cartographier les tumeurs en France pour en comprendre les causes

Responsable : Pr Luc Bauchet


Institution : CHU de Montpellier


Financement : 30 000 €


Le défi : Pour mieux combattre et prévenir les tumeurs cérébrales, il faut savoir exactement qui elles touchent, à quelle fréquence et s'il existe des zones géographiques plus impactées.


La solution : Ce projet gère et alimente le registre national (French Brain Tumor DataBase) qui recense toutes les tumeurs cérébrales en France. Grâce à cette immense base de données, l'équipe mène des recherches environnementales et cliniques pour essayer de découvrir les causes profondes du déclenchement des glioblastomes.

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