

À l’issue des Assises nationales de la télémédecine, clôturées le 26 janvier 2026, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a réaffirmé que la télémédecine doit être un outil d’inclusion pour aller vers celles et ceux qui sont les plus éloignés du système de santé, notamment les personnes sans médecin traitant, vivant dans des zones médicalement sous-dotées, dépendantes, en situation de handicap ou dans l’incapacité de se déplacer. Dans ce cadre, des dérogations ciblées au seuil de 20 % de téléconsultations sont envisagées, ainsi que le développement des téléconsultations assistées et de la télé-expertise pour les professionnels de santé.
Pour l’association Des étoiles dans la mer – Vaincre le Glioblastome, ces orientations s’inscrivent dans une dynamique plus large : celle d’un numérique en santé intégré et centré sur les besoins des patients, complémentaire de la médecine présentielle.
1. Meilleur accès à une expertise spécialisée
Des études en neuro-oncologie montrent que la télémédecine (visio-consultations) peut être une alternative pertinente aux consultations physiques pour de nombreux patients, notamment ceux vivant loin des centres experts ou souffrant de limitations physiques. Dans une analyse de consultations en neuro-oncologie, la majorité des patients atteints de glioblastome ont trouvé la visioconférence adaptée à leurs besoins, tout en préférant souvent une alternance entre téléconsultations et rendez-vous en présentiel. (PubMed)
2. Réduction de la fatigue liée aux déplacements
Le glioblastome est une pathologie lourde avec un risque notamment de fatigue. Le numérique en santé permet de limiter les trajets longs et pénibles vers des centres spécialisés sans compromettre la qualité du suivi, ce qui est essentiel pour le bien-être des patients et de leurs aidants. (MDPI)
3. Téléexpertise pour une meilleure coordination
La télé-expertise (échanges sécurisés d’avis entre médecins) améliore l’accès à des compétences spécialisées, accélère la prise de décision et renforce la coordination entre équipes hospitalières et médecins libéraux, un atout précieux dans la prise en charge multidisciplinaire des cancers. (Frontiers)
4. Intégration plus large du numérique en santé
Le numérique ne se limite pas à la téléconsultation : la télésurveillance, les applications de suivi à domicile, ou encore l’intelligence artificielle appliquée à l'analyse d’imagerie médicale sont des leviers prometteurs pour optimiser les parcours et la précision des soins dans tous les stades de la maladie.
Si les bénéfices sont nombreux, certaines spécificités du glioblastome imposent une attention particulière :
1. Consultation initiale en présentiel indispensable
Certaines étapes clés (diagnostic initial, annonces thérapeutiques, décisions complexes) nécessitent une interaction directe et multidisciplinaire en présentiel. Les téléconsultations doivent être sélectionnées en fonction de la situation clinique, comme l’indiquent des études en neuro-oncologie. (PubMed)
2. Variabilité clinique élevée
Le glioblastome se caractérise par une grande hétérogénéité des symptômes neurologiques et une évolution parfois rapide. Cela peut limiter la pertinence de la télémédecine dans certaines phases de la maladie et nécessite une évaluation clinique attentive avant chaque téléconsultation. (PubMed)
3. Inclusion numérique et inégalités technologiques
Une part non négligeable de patients concernés par le glioblastome sont fragiles ou en situation de dépendance, ce qui peut freiner l’usage des technologies numériques sans accompagnement adapté. (https://www.telemedaction.org)
Les projets de télémédecine intégrés montrent déjà qu’ils peuvent :
Pour l’association Des étoiles dans la mer, Vaincre le Glioblastome, le numérique en santé représente une opportunité pour réduire les inégalités d’accès, optimiser les parcours et renforcer la qualité de vie des personnes touchées par le glioblastome mais une vigilance doit être portée sur la faisabilité au cas par cas de part les spécificités liés au glioblastome.
En combinant innovation technologique, formation des professionnels, accompagnement des patients et nécessité d’un encadrement éthique fort, la télémédecine peut être un pilier de l’avenir des soins en cancérologie.
Sources principales citées :
Engagement, recherche et solidarité : restez informé sur nos initiatives et les avancées de la recherche.
S’engager, c’est offrir de l’espoir : aidez-nous à avancer à votre manière. Chaque geste compte.